Le grand paradoxe du bien-être : compter ses pas mais oublier le vivant !
#138 - 3 gestes pour bouger plus et ruminer moins !
Bonjour,
Cette semaine, j’aimerais vous parler d’un paradoxe.
Nous n’avons jamais été aussi préoccupés par notre santé et notre bien-être : nous comptons nos pas, surveillons notre alimentation, enchaînons les séances de sport en salle.
Nous nous abonnons à des coachs, des podcasts, des vidéos pour “être en forme pour l’été”. La santé mentale, elle, a été érigée en cause nationale en 2025 puis prolongée en 2026 : difficile de faire plus explicite.
Pourtant, dans cette quête effrénée d’un corps performant et d’un bien-être optimisé, nous négligeons l’un des leviers les plus puissants, les plus accessibles qui soit : la nature.
Nous oublions de nous en rapprocher, de la préserver, de lui laisser la place qui lui revient en ville et partout ailleurs.
Et si le véritable équilibre résidait justement dans ce lien oublié avec le vivant qui nous entoure ?
Ce n’est plus une simple intuition : les études se multiplient et montrent à quel point le contact avec la nature a un impact sur notre stress, notre attention, notre santé mentale et physique.
Cette édition vous propose trois gestes simples, accessibles même en milieu urbain, pour renouer avec la nature au quotidien et en ressentir les effets, parfois en quelques minutes seulement.
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Dans cette édition 138
Réunions et appels en marchant : transformer la réunionnite en une occasion de respirer.
Plus de mains dans la terre, moins sur le smartphone : le potager comme solution à la sédentarité.
Le chant des oiseaux : 6 minutes pour apaiser l’esprit.
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Faites vos réunions et appels en marchant !
Vous avez l’impression que votre planning souffre de réunionnite aiguë ? Les réunions s’enchaînent, les heures de visio aussi, et vous vous demandez parfois ce que vous faites là.
Jeff Bezos parlait de la “règle des deux pizzas” : une réunion ne devrait pas rassembler plus de personnes que ce que deux pizzas peuvent nourrir. On pourrait y ajouter une autre règle : dès que l’écran n’est pas indispensable, sortons marcher.
Transformer certaines réunions et appels en walking meetings est peut-être l’un des gestes les plus simples pour combattre à la fois la sédentarité et éventuellement booster votre créativité.
Une étude de l’Université de Miami a démontré qu’une augmentation modérée de l’activité physique pendant les réunions marchées améliore significativement la productivité et l’humeur et cela, tout en réduisant le temps de travail perdu pour raisons de santé.
Le principe est simple : identifiez les réunions sans partage d’écran ni documents à commenter, et déplacez-les dehors. Dirigez-vous vers un parc, sur les berges d’une rivière, les quais d’un fleuve ou une grande avenue arborée près de votre lieu de travail.
Ces walking meetings de 30 à 60 minutes permettent non seulement de cumuler vos pas quotidiens, mais aussi d’augmenter votre créativité jusqu’à 60% selon une étude de l’université de Stantford (2014)
Commencez par des réunions simples : points d’équipe hebdomadaires, brainstormings, ou appels individuels.
L’air frais, le mouvement, les arbres et parfois le bruit de l’eau réduisent le stress et la fatigue mentale accumulés devant l’écran. Dites-nous si vos décisions sont plus claires, vos idées plus nombreuses, ou votre fin de journée un peu plus légère.
Plus de mains dans la terre et moins sur le smartphone !
Mettre les mains dans la terre, c’est sale ! Non, un peu, enfin comparé à nos smartphones, cela reste relatif.
Si certains y voient un geste technique, prenez-le comme une forme de reconnexion avec le vivant. Un geste qui offre des bienfaits immédiats pour les travailleurs sédentaires.
Mettre les mains dans la terre d'un jardin ou d’un potager, ou même planter des fleurs sur un balcon en utilisant du terreau, stimule la diversité des bactéries présentes sur la peau et augmente le taux de cytokines anti-inflammatoires dans le sang qui joue un rôle primordial dans la défense contre l'infection microbienne.
Des chercheurs finlandais de l'université d'Helsinki l'ont démontré récemment. L'effet se fait sentir très vite, au bout d'un mois, même si vous jardinez en intérieur par peur de prendre froid ou de la pluie.
Ce n’est pas tout : le jardinage est également documenté comme une pratique favorable à la santé mentale. Une revue de 40 études publiée en 2024 conclut à un effet positif du jardinage et de l’horticulture thérapeutique sur le bien-être. Les bénéfices sont également rapportés concernant l’anxiété, le stress et d’autres indicateurs de santé.
Au-delà des bénéfices individuels, le potager d’entreprise ou le jardin partagé est souvent cité comme modèle pour renforcer un esprit d’équipe. Travailler ensemble pour cultiver, entretenir et récolter permets de créer des occasions pour échanger avec ses collègues ou voisins.
Si vous voulez en savoir plus, nous vous recommandons l’Afaup (Association française de l’agriculture urbaine). Sinon contactez-nous, nous vous relaierons les bons contacts.
6 minutes de chants d’oiseaux
Voici une prescription que les médecins pourrait recommander : six minutes d’écoute du chant des oiseaux suffisent à réduire significativement le stress et les pensées négatives.
L’effet est particulièrement intéressant en ville, où notre attention est continuellement sollicitée par les écrans, le bruit, les notifications. Nous ne sommes dans une économie de l’attention ?
De plus, cela bénéficie aussi bien aux personnes en bonne santé qu’à celles souffrant de dépression.
L’explication résiderait dans la théorie de la restauration de l’attention. Le contact avec la nature favorise la concentration et atténue la fatigue mentale accumulée dans nos environnements urbains hyperconnectés et stressants.
Et si vous habitez dans un quartier très urbanisé, avec peu d’accès immédiat aux espaces verts, il y une bonne nouvelle. L’écoute d’enregistrements pourrait également réduire les pensées négatives, même si rien ne remplace l’expérience réelle.
Petit défi : aujourd’hui, prenez 6 minutes pour marcher sans casque dans un espace extérieur, en essayant de repérer au moins trois chants d’oiseaux différents.
Puis, si vous le souhaitez, prolongez l’expérience avec un enregistrement audio. Et dites-nous ce que cela change dans votre journée.
C’est tout pour cette semaine.
Dans les prochaines semaines, nous aborderons d’autres sujets liés à la santé et la nature. si ce sujet vous intéresse, pensez à vous abonner.
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Prenez soin de vous !





Illustration parfaitement du déséquilibre que j’observe souvent : nous cherchons plus de performance (plus de pas, plus d’optimisation, plus de métriques)… alors que nous avons surtout besoin de racines.
Marcher, jardiner, écouter les oiseaux : ce ne sont pas des hacks de productivité.
Ce sont des gestes d’ancrage.
Merci de rappeler que le bien-être n’est pas une conquête, mais une relation.