Réinventer le mobilier urbain avec les plantes grimpantes !
#129 - Idées et exemples pour intégrer la nature au cœur de la ville
Bonjour et bienvenue !
Le mobilier urbain est présent à chaque point de rue, à tel point que nous ne le remarquons même plus.
Et pourtant il nous permet de remplir de nombreuses fonctions, se reposer, apprécier un moment de détente, ouvrir un livre, attendre un bus, un tram, s’éclairer à la nuit tombée ou tout simplement se repérer dans la ville.
Le mobilier a évolué au fur et à mesure de la construction des villes et du besoin des habitants.
Des thermes romains aux colonnes Morris du XIXe siècle, des bancs Davioud aux abribus contemporains, chaque époque a réinventé ces équipements selon ses propres enjeux.
Mais quelles sont ces perspectives à venir ? On l’imagine désormais intégrant de plus en plus la nature pour répondre aux défis climatiques.
Et la tendance se confirme et s’accélère dans les villes du monde.
Pour cette 129e édition, nous invitons à plonger dans le monde du mobilier urbain.
Bonne lecture!
Coup d’œil rapide sur l’édition 129
L’histoire du mobilier urbain.
L’évolution du mobilier urbain au service du végétal.
Exemples d’intégration des plantes grimpantes.
Notre partenaire du jour : Javoy Green Solutions
Javoy Green Solutions est un spécialiste des plantes grimpantes et de leur mise en œuvre en contexte urbain.
Cette société accompagne les professionnels dans la conception de projets durables pour végétaliser installations, façades, clôtures ou mobilier.
Javoy Green Solutions sera à Paysalia, le salon paysage, jardin et sport à Lyon du 2 au 4 décembre – Stand 4K70.
L’histoire du mobilier urbain
Le mobilier urbain trouve ses origines dès l’Antiquité, les Romains avaient déjà introduit les premiers équipements collectifs comme les bancs et les fontaines publiques pour faciliter la vie des citadins.
Les thermes romains sont l’exemple typique de la vision collective du bien-être urbain. Si ces grands établissements abritaient les bains publics, ils étaient beaucoup plus que des espaces de baignade. Ils comportaient des bancs en pierre, des fontaines d’eau potable, des vestiaires collectifs. Et à cette époque des latrines publiques plus sophistiquées font leur apparition et démontre la volonté de maîtriser l’hygiène publique.
À la Renaissance, ces équipements évoluent et mettent l’accent sur le confort et l’esthétique. Au XIXe siècle, à la révolution industrielle, les grands travaux haussmanniens modernisent Paris en créant des kilomètres d’ avenues, des trottoirs et espaces verts.
On installe alors le premier programme de mobilier urbain standardisé, pour assurer à la fois la sécurité, l’hygiène et le confort des piétons dans ce projet d’envergure..
Vous connaissez très probablement ces mobiliers et chacun porte un nom : les bancs Davioud, les colonnes Morris, les fontaines Wallace ou les édicules de Guimard à l’entrée des métros.




Prenons le cas de Gabriel Morris, le créateur des colonnes Morris. Dans les années 60, l’imprimeur et publicitaire inaugure à Paris 150 colonnes innovantes et multifonctions. Elles combinent l’éclairage, l’affichage, et même du rangement pour les employés municipaux.
Le mobilier urbain passe d’accessoire décoratif à un élément structurant de la rue et de l’espace public.
Il faut dire que cette décennie est marquée par l’explosion de la circulation automobile. La circulation transforme nos espaces urbains et le mobilier devient stratégique dans la gestion des flux.
À cette époque, le groupe publicitaire JCDecaux invente le premier mobilier urbain publicitaire gratuit pour les villes et financé par la publicité.
À la fin des années 1970, les rues, les places et les parcs se voient reconnaître de nouvelles caractéristiques : espace de médiation permettant la vie sociale, espace de valeurs et signe d’une culture urbaine. Le mobilier n’est plus seulement fonctionnel, mais porte désormais aussi des qualités, une valeur d’usage et donne un sens à l’environnement urbain.
Cette brève histoire du mobilier urbain témoigne de son évolution historique et de sa transformation continue, à l’image de métamorphose urbaine.
Il devient progressivement un outil d’aménagement au service de multiples enjeux urbains, de l’hygiène publique romaine aux défis climatiques contemporains.
L’évolution du mobilier urbain au service du végétal
Les espaces verticaux sont de plus en plus sollicités pour végétaliser la ville. Leur grand avantage ? Ce sont souvent des espaces perdus et la plante grimpante ne demande que peu de prise au sol pur s’élever.
Les façades végétalisées contribuent à l’amélioration de la qualité de l’air urbain en filtrant divers polluants atmosphériques. Elles absorbent le CO2 et capturent les Composés Organiques Volatiles (COV) ainsi que les particules fines en suspension.
Le lierre, par exemple, possède des feuilles qui sont de véritables capteurs à particules fines. Elles agissent comme des filtres naturels contre la pollution automobile. Si on reproche à cette plante d’abîmer nos façades, de nombreuses alternatives existent.
Les plantes grimpantes créent des micro-habitats essentiels pour la faune urbaine. Elles enrichissent la biodiversité en zones urbaines. Elles offrent le gîte et le couvert à de nombreuses espèces d’insectes pollinisateurs, attirant ainsi les oiseaux (moineaux, mésanges). Les façades végétalisées participent également au développement de continuités écologiques urbaines.(Source adaptaville.fr)
Au-delà de leurs bénéfices climatiques et écologiques, les plantes grimpantes sont les bienvenues en façade pour contribuer à une meilleure isolation phonique. Le feuillage dense de certaines grimpantes agit comme une barrière naturelle qui absorbe et atténue les nuisances sonores, améliorant ainsi le confort des habitants.
Enfin dans un environnement urbain contraint où l’espace au sol est limité, les plantes grimpantes apportent une solution. Elles tirent parti des moindres interstices pour s’installer. Vous avez dû les remarquer dans votre rue ou dans votre résidence à des endroits improbables. Elles sont capables de s’adapter aux différentes conditions d’exposition, de vent, d’ombre ou bien de qualité de sol.
Cette famille végétale diversifiée permet presque toujours de trouver la grimpante adaptée.
Exemples d’intégration des plantes grimpantes.
Passons maintenant à trois exemples qui combinent végétal et mobilier urbain, avec une série de recommandations des végétaux les plus adaptés.
Le banc public végétalisé autonome en eau
Le banc public invite au repos et structure l’espace public. Au-delà de son aspect fonctionnel, il participe à une esthétique urbaine. On pense au banc Davioud qui reflète l’identité de la capitale.
Pourquoi ne pas l’associer à une végétalisation permettant de créer des îlots de fraîcheur ? De nombreuses idées fleurissent pour coiffer ses assises qui manquent parfois dans les rues.
Le banc Atech, avec sa réserve d’eau conséquente, permet un arrosage espacé, (tous les 10 jours même en période de chaleur estivale) idéal pour l’urbain. Une solution de végétalisation hors-sol adaptée aux espaces urbains où l’accès à l’eau est limité ou difficile.


Solutions végétales recommandées par Javoy Green Solutions :
Pour un ombrage estival avec structure légère, privilégiez des grimpantes vigoureuses et résistantes :
Passiflora Snow Queen ou Damsel’s Delight : croissance rapide, feuillage dense et floraison exotique, idéale en climat doux.
Bignonia capreolata : feuillage persistant et croissance rapide, floraison abondante et légèrement parfumée.
Holboellia coriacea : grimpante rustique et vigoureuse, feuillage persistant, floraison abondante de clochettes blanches et parfumées.
➤ Pour un effet uniquement estival avec renouvellement annuel :
Ipomoea learii : croissance rapide, fleurs bleues abondantes.
Humulus lupulus (houblon) : feuillage caduque décoratif, croissance très rapide, disparait complètement en hiver
Les abribus et la plantation en pleine terre
L’abribus est le mobilier qui ponctue nos rues et organise le flux des voyageurs. Il participe à une esthétique urbaine et devient un point de référence pour nos déplacements. Alors autant l’accompagner d’une végétalisation pour l’embellir comme la fait JCDecaux sur certains abribus de la région parisienne.
Dans ce cas, la plantation en pleine terre permet un arrosage très limité et uniquement la première année de plantation. Bien qu’un arrosage ponctuel est à prévoir en cas d’épisode de sécheresse prolongé (2 à 3 fois dans l’été), cette configuration assure une autonomie une fois les plantes bien installées.
Les plantes nécessitent peu d’interventions, contribuent à rafraîchir l’espace urbain et créent un corridor écologique pour la biodiversité. Cependant il est important de multiplier ce genre de point de végétalisation et de ne pas se contenter d’un seul abribus.
Solutions végétales recommandées par Javoy Green Solutions :
Pour une grande canopée pérenne offrant ombrage et fraîcheur :
Wisteria sinensis ou Floribunda (glycine) : grimpante à grand développement reconnue pour son port volumineux et ses qualités ornementales.
Akebia quinata : feuillage luxuriant caduque, floraison élégante en grappe, variété vigoureuse et facile à vivre.
➤ Pour un développement contenu facilement maîtrisable :
Hedera à petites feuilles (Eva, Little Diamond) : feuillage persistant et dense, croissance modérée comparée aux autres types de lierres (plus facile à contrôler), produit des baies en hiver très utiles à la biodiversité
Trachelospermum jasminoides, asiaticum rose ou Star of Toscane : feuillage persistant, dense, avec une floraison intense et très parfumée
Association créative : Ajouter une Clématite Christmas Surprise (feuillage persistant, floraison de petites clochettes en fin d’année quand le reste des plantes entrent en dormance) pour profiter de fleurs même en décembre. Elle apporte couleur et vie au mobilier urbain en période hivernale.
Les Candélabres, la lumière et le végétal
Associant innovation et nature, les candélabres Linne intègrent végétal et éclairage urbain. Ce mât central est composé de 4 bras articulés, les diverses orientations et inclinaisons permettent de moduler les formes et de créer des « houppiers » sur mesure.
Pour la plantation en pleine terre, l’arrosage est limité à la première année, puis un arrosage est conseillé ponctuellement lors de sécheresses prolongées (2 à 3 interventions estivales).
Les candélabres offrent un support vertical idéal pour les grimpantes à grand développement. Ils deviennent de véritables sculptures végétales urbaines, et créent des points d’ombrage et de fraîcheur efficaces contre les îlots de chaleur.



Solutions végétales recommandées par Javoy Green Solutions :
Pour une grande canopée pérenne :
Wisteria sinensis ou Floribunda : Elles créent un dôme végétal spectaculaire au printemps avec leurs grappes florales retombantes, puis un ombrage dense tout l’été
Akebia quinata : alternative semi-persistante offrant une couverture végétale toute l’année, floraison discrète mais parfumée au printemps
Avantages spécifiques : Pour un effet immédiat, privilégier les plants de grande taille (2 à 5 mètres) proposés par Javoy Plantes, spécialement cultivés pour les projets urbains
Nous espérons que cette édition vous donnera envie d’accorder une place toujours plus grande au végétal en ville quelques soit les contraintes. Les plantes grimpantes ne cessent de nous étonner par leur capacité d’adaptation et leur potentiel pour embellir et rafraîchir nos espaces et venir combler toutes ses verticalités urbaines.
Merci à notre partenaire Javoy Green Solutions pour ces conseils et recommandations.
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Prenez soin de vous !



